Florence : jour 6 (et fin)

Et oui dernier post en dirent de la ville de Florence, nos vacances se terminent demain…

En attendant, nous finissons en beauté par le Palazzo Pitti et la Galéria Palatina. Qui sont en fait la collection des Médicis, grands mécène et riche, très riche banquier.

Nous avons plus de vingt salles a parcourir, ça tombe bien car il pleut des cordes ! Nous ne pourrons pas visiter les jardins de Boboli, dommage. Il faudra que nous revenions !

Comme à chaque fois, nous devons d’abord gravir 4 volées d’escalier. Puis nous accédons aux salles.

Une débauche de luxe et de dorures, de tables en marqueterie de pierres dures, de toiles de maîtres et de moins connues, de fresques, de plafonds à caissons, bref la quintessence de l’art florentin.

Les salles sont grandes et leurs murs sont couverts de toiles, entre 20 et 30 tableaux !!

Le second niveau présente les appartements royaux. En effet, sous le règne napoléonien, le palazzo Pitti a servi de résidence royale. On peut donc encore admirer la salle du trône.

Le reste du niveau est consacré à des œuvres plus contemporaines, impressionnistes notamment comme Pissaro.

Cette visite nous prend 4 heures !! Et il faut bien ça, compte tenu de la profusion d’œuvres !

En sortant, il pleut encore à verses, impossible de visiter les jardins dans ces conditions. Nous nous réfugions dans un restaurant pour y déjeuner même si il est 15 h !

Quelle superbe inspiration ! Nous y mangeons la meilleure pizza margharita qu’il m’est été donné de goûter.

Après ce déjeuner savoureux, nous repartons à l’hôtel nous reposer. Vers 19h nous ressortons boire un verre pour fêter notre dernière soirée. Puis nous mangeons une salade et nous finissons par une glace. Alors que nous dégustons notre gelati à proximité de la piazza del mercato nuevo, une chanteuse lyrique s’installe et sa voix est magnifique.

Nous terminons notre séjour comme nous l’avons commencé par le Ponte Vecchio.

Voilà une semaine de vacances idéale, pleine de culture, de gourmandise, d’amour, une semaine comme je les aime.

FLORENCE : Jour 5

Aujourd’hui, le ciel est bleu et le soleil baigne la ville, le fonds de l’air est frais mais il ne pleut pas et la lumière toscane est superbe.

Après avoir pris notre temps pour nous lever, nous restaurer, nous décidons de visiter le Palazzo Vecchio (le vieux palais pour ceux qui ne pratique pas la langue de Dante !) et si nous en avons encore la force le musée Galilée.

Il n’y a pas beaucoup de monde au palazzo Vecchio, nous commençons notre visite par une ascension de quatre volées d’escalier et nous débouchons dans la salle de Cinquecento (la salle des 500) qui tient son nom du nombre des représentants présents lors des Conciles Régionaux. La salle est immense, 54 m sur 13 de large et 18 m de haut !!

Le plafond est spectaculaire. Plafond à caisson orné de peinture mettant en scène la vie des Médicis. Au mur des peintures monumentales de Michel-Ange et Da Vinci et Vasari.

Une toute petite pièce (le Studiolo) à droite de l’entrée nous attire. Elle fait moins de 10 m² et est couverte de médaillon et autres peintures, du sol au plafond. Les éléments (air, terre, feu et eau) y sont représentés, les saisons, des événements bibliques, des scènes mythologiques y sont représentés.

Puis nous visitons les différentes pièces qui formaient le logis (et quel logis) des Médicis. Les Médicis étaient immensément riches ce qui leur à permis d’acquérir des œuvres devenues majeures et de financer des artistes et des chercheurs.

Chaque pièce est peu meublée mais chaque plafond est peint. Beaucoup de scènes mettent en avant la famille Médicis, un peu mégalo !!! Et les décors du style grotesque y sont partout.

Les appartements de Eléonore nous laissent admirer des cabinets en marqueterie de pierres dures de toute beauté et des plafonds exceptionnels.

Et là dans une pièce qui ressemble plus à un corridor, dans une vitrine judicieusement éclairée, on peut admirer le masque mortuaire de Dante. Il n’y a que cette pièce dans l’espace ce qui lui donne une atmosphère particulière et me fait (à nouveau) dire que Dante n’avait pas l’air d’un rigolo. Mais plus sérieusement, je crois que son chagrin d’amour à marquer l’homme profondément et à vie.

La chapelle qui suit est elle aussi couverte de peinture et reproduit la forme d’une église. C’est une toute petite pièce très intime.

Nous débouchons dans la salle des audiences, qui nous coupe le souffle tant elle est richement décorée. Son plafond est de caissons dorés et ses murs sont couverts des œuvres de Salviati. Même la porte est une œuvre, une marqueterie de bois représentant des auteurs célèbres dont Dante.

Une bien belle visite !!

Après cela, nous repartons pour visiter le musée Galilée ou musée des sciences. On y trouve des appareils de mesures en tout genre, des baromètres, des thermomètres, des astrolabes, des maquettes représentant l’enfant in vitro et en travail, des mallettes de mathématiciens, de pharmaciens, des télescopes, des microscopes mais aussi des doigts et une dent de Galilée…beurk !!

Le premier étage commence par les instruments de mesure du temps et des distances avec des globes de toutes beauté notamment du maitre Coronelli (les 2 derniers globes se trouvent à la BNF à Paris)

Les appareils qui ont servi à démontrer des théories sont grands certes mais surtout très beaux. Faits de bois précieux et de cuivre. Dommage que les explications ne soient qu’en anglais et en italien, cela aurait été sympa de savoir à quoi servait tout cela !!

L’expo se termine par, par…les pèse-personnes !! Ce qui nous rappelle que nous n’avons pas déjeuner !

 Au sortir de cette visite, nous achetons une schiacciata qui consiste en un sandwich composé d’un pain plat (la schiacciata) et garni de mozzarella, de tomates, de roquette et surtout de charcuterie italienne servie en abondance !!!

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Nous dégustons nos mets sous les yeux curieux de pigeons mais aussi d’asiatiques, au pied du palazzo Vecchio sur un banc au grand air.

Voilà encore une bonne journée.

Florence : jour 4

Lever tôt car aujourd’hui nous allons à la Galerie des Offices, pour les non-initiés c’est le Louvre florentin.

Du Botticello, du Vinci, du Carravage en veux-tu en voilà.

Le temps est gris mais sec. Notre hôtel est à une dizaine de minutes à pied. Nous prenons les audioguides et nous voilà partis.

La galerie est immense, un sol en marbre et des plafonds à caissons de toute beauté. Peints de « grotesques », forme picturale. Elle est baignée de lumière par de hautes fenêtres et s’étend presque à perte de vue !

Sur le chemin, on accède à des salles où les œuvres sont exposées. Beaucoup d’œuvres religieuses du Moyen-Age. Des retables et des icônes colorées et dorées, très dorées !

Et puis arrive les salles où Botticelli est exposé. « La naissance de Vénus » ou « L’annonciation », « La Vierge et le Magnificat »…Toutes ces toiles sont splendides, les couleurs sont vives, les ors fins, les voiles transparents, magnifiques !! Je passe du temps à admirer.

Dans la Galerie on peut admirer des sculptures de dieux grecs, d’empereurs romains…

Arrivés au bout de la galerie, on bénéficie d’une vue magnifique sur l’Arno et le Ponte Vecchio. Le temps se prête à l’aviron et nous admirons les bateaux qui glissent sur l’eau boueuse dans un soleil éclatant, entre deux averses.

Après Botticelli on peut admirer une salle octogonale appelée « La tribune ». Cette salle est tendue de velours rouge cramoisie et des œuvres majeures sont présentées. Mais le plus impressionnant c’est son plafond, en coupole et intégralement couvert de coquillages.

Puis la beauté succède à la beauté, les salles consacrées à Léonardo Da Vinci nous offrent des pièces comme « L’annonciation ». On peut aussi contempler des œuvres de Michel-Ange dont la Sainte Famille, de forme ronde avec des couleurs vives et un cadre d’où des têtes sortent, comme le voulait Michel-Ange !

Nous visitons ensuite le salon de Niobé avec son plafond blanc et or en stuc et ces statuts de marbre.

Après 4 heures de visites nous sortons épuisés mais comblés de cette visite, nous faisons une pause repas dans un restaurant en sortant et profitons du soleil pour déjeuner en terrasse puis nous déambulons dans les ruelles florentines.

Nous faisons nous courses de cadeaux à ramener à chacun. Puis notre pique-nique du soir et nous rentrons fourbus avec un beau couché de soleil sur l’Arno.

Florence : jours 2 et 3

Oui vous avez raison j’aurais du faire un billet hier. Mais MariChéri a monopolisé l’ordi donc impossible !!

Hier nous sommes retournés à Santa Maria del Fiore. MariChéri avait pour projet de monter au sommet du campanile et au dôme. Pour ce qui me concerne je ne me sentais pas de faire l’un ou l’autre. J’ai donc patienté avec un petit café pendant l’ascension des 462 marches !!!

Autant vous dire que MariChéri est redescendu fourbu, 462 marches !!!

Nous avons ensuite visité le baptistère, une merveille de marbre avec des mosaïques de toute beauté et la célèbre « Porte du paradis ». Ce qui est surprenant c’est que ces bâtiments sont indépendants, proches, très proches mais indépendants.

Nous faisons quand même une heure de queue pour visiter la cathédrale.

Mais le jeu en vaut la chandelle. Autant l’extérieur est spectaculaire par l’utilisation du marbre qui recouvre le bâtiment, autant l’intérieur est sobre voire nu. Ce qui permet de mettre en valeur la coupole entièrement peinte.

Nous visitons aussi la crypte qui est en fait la première église sur le site, mais elle se révèle beaucoup plus vaste que celle en place actuellement. Une atmosphère particulière y règne…c’est très beau.

Après cette plongée dans l’art chrétien, nous nous offrons une glace comme seuls les italiens savent les faire.

Nous sommes fourbus et décidons de rentrer. Nous longeons l’Arno afin de trouver l’arrêt de la navette pour le lendemain. En route nous prenons un petit fricheti pour le soir.

JOUR 3

Aujourd’hui est un jour important car nous allons à la Galleria de Académia où se trouve le David de Michel-Ange. Et nous ne sommes pas déçus !! L’œuvre est gigantesque, 5,17 m de haut pour plus de 5 tonnes !! Malgré cela l’œuvre est raffinée et la lumière de la coupole la met grandement en valeur. Je reste longtemps à admiré David…

Le reste des œuvres est surtout religieux, des triptyques, des retables avec pour thème l’Annonciation, la Résurrection et l’Assomption. Les fonds en feuilles d’or, les couleurs vives, le Christ bébé, crucifié, ressuscité, intéressant mais redondant.

Nous remontons à pied vers Santa Maria Del Foire avec nos petites courses, biscuits pour les collègues.

Arrivés au pied de l’église, nous décidons de faire une pause déjeuner et surtout une pause pipi !!

Bruschetta pour moi et pasta pour MariChéri. Un régal !!

Puis nous décidons d’aller jusqu’à Santa Croce, lieu où sont enterrés Dante, Michel-Ange et Galilée, entre autres.

Nous déambulons dans les ruelles florentines jusqu’à la piazza Sante-Croce. L’église au fond de la place est revêtue du même ensemble de marbre que Santa Maria Del Fiore : blanc, vert et rose. En revanche l’intérieur est spectaculaire. Avec un retable et un autel somptueusement décoré. Là aussi, l’immensité du bâtiment nous surprend.

Nous visitons la sacristie où un morceau de la robe de bure et de la ceinture de Françoise d’Assise sont conservés. Nous découvrons une école du cuir dans les murs de la paroisse. Les créations exposées sont magnifiques mais prohibitives !!

La chapelle des Médicis abrite des toiles immenses en parfait état.

Nous repartons vers la nef pour découvrir les tombes des illustres hommes enterrés ici : Rossini, Galilée, Michel-Ange et Dante pour les plus connus. D’innombrables pierres tombales tapissent le sol, certaines sont totalement effacées.

Nous terminons par le cloître, empreint d’un calme et d’une sérénité bienfaisante.

Nous rallions l’hôtel à pied, avec notre diner pour le soir. Encore une journée riche comme je les aime.

Ciao !!

FLORENCE : jour 1

20191109_230301[1]Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner dans une salle à manger baignée de soleil, nous partons, MariChéri et moi-même, nous promener dans la ville le nez en l’air.

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Le temps est clair et frais, idéal !

Nous repassons sur le Ponte-Vecchio, où les boutiques de vente de bijoux sont ouvertes. Les volets en bois qui doivent datés du Moyen-Age, sont relevés et laissent apparaitre des boutiques raffinées.

Nous décidons de retourner vers la gare routière afin de nous renseigner sur les prix et horaires de trains pour Sienne. En chemin, nous faisons du lèche-vitrine. Nous passons par le marché, par les Champs-Elysées florentins où les plus grandes marques de luxe sont présentes.

Le marché couvert est principalement occupé par des vendeurs de sacs et autres accessoires en cuir. Le travail du cuir est-il en rapport direct avec l’Arno ? Affaire à creuser…

En tant que fans de sac, je suis au supplice, ils sont tous plus beaux les uns que les autres. Des rouges, des jaunes, des bleus, des grands, des petits, de la peau retournée, du cuir tanné, tressé…que de choix !!!

Les bâtiments sont magnifiques. Grands, en pierre de taille, avec ces pierres à la douce couleur dorée. Malgré la date et la fraicheur on sent la douceur de vivre, la Bella Vita !! Les appartements en dernier étage ont des terrasses fleuries où les transats attendent de jours meilleurs.

Arrivés à proximité de la gare routière, nous trouvons, par hasard, l’office du tourisme où nous faisons une halte le temps de prendre des infos sur les transports en commun et les monuments principaux et essentiels à voir. Côté transports, il faut bien le dire c’est nul, pas de carte type forfait journalier ou hebdo, on va donc beaucoup, beaucoup marcher ! Côté monuments, on ne va pas s’ennuyer !! Chaque rue, chaque croisement possède son palazzo ou son église. Pour notre escapade à Sienne, notre conseillère florentine, nous déconseille (bizarre pour une conseillère non !!??) de prendre le train et nous oriente plutôt sur le bus. Donc nous poussons jusqu’à la gare routière, malheureusement le bureau de renseignement est fermé, et oui nous sommes dimanche !!

Nous repartons le nez au vent. Comme nous ne sommes pas loin de Santa Maria de Novella, nous allons voir l’intérieur. C’est l’heure de l’office et l’accès et limité. Reste que cette église est très vaste avec des peintures murales magnifiques, un sol en marbre où une ligne de cuivre donne la position de soleil au solstice d’été. Nous traversons la place de la Liberté sous un franc soleil, ébloui après l’ombre de l’église.20191110_122126[1]

Nous repartons avec pour objectif Santa Maria del Fiore. Célèbre dans le monde entier pour son dôme et la porte de son baptistère. En arrivant sur la place San Giovanni, nous marquons une halte et prenons un café. Délicieux !! nous en profitons pour appeler FilsCadet dont c’est l’anniversaire aujourd’hui.

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La cathédrale est stupéfiante avec sa façade richement décorée, sa débauche de marbre rose, vert et blanc, ses dizaines de statues, son campanile vertigineux !! Le simple fait de se promener sur la place est une aventure en soi !! Nous sommes dimanche et donc (logique italienne !!) les églises sont fermées !! mais nous en profitons pour nous attarder et détailler les façades de la cathédrale et du campanile.

Après ce long arrêt-découverte, nous repartons en direction du palazzo Vecchio sur la plazza della Signoria. Place immense, foule dense, statues monumentales, magnifique !!

Une petite faim nous prend et l’envie irrépressible d’une pizza !! Nous dégustons notre première pizza en territoire italien, en terrasse.20191110_152655[1]

Après cette petite pause, nous allons découvrir l’intérieur du palazzo Vecchio. C’est magnifique, richement décoré de peintures murales et de bas-reliefs avec une fontaine en marbre très raffinée. Mais pas d’accès au-delà, nous sommes dans l’hôtel de ville de Florence, donc un lieu laborieux avant tout !!20191110_155549[1]

Nous repartons vers notre hôtel où MariChéri s’accorde une petite sieste pendant que la potiche de service parle italien dans le poste, une jolie musique tant cette langue est belle.

2019

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Vous vous y attendiez ?

 

Alors c’est avec plaisir que je me plie à la tradition et vous souhaite une excellente année pleine de bonheur, de joie, de rires mais aussi de sensualité, de volupté. Soyez heureux, créatifs, amoureux.

Faites la fête, l’amour, des gâteaux…mais soyez heureux

Buvez du champagne, faites l’amour, achetez de la lingerie, soyez excessif !!

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A bientôt

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Billet d’humeur

Vous êtes vraisemblablement comme moi, vous prenez les transports pour vous rendre au boulot, n’est-ce pas ? Je prends le bus et le RER tous les matins pour aller travailler, rien de bien compliqué d’autant que je lis pendant le voyage. Je mets à profit ce temps où attendre que ça passe est à peu près tout ce que je peux faire !

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Mais ce matin, grand moment de solitude, j’ai oublié mes lunettes. Et oui l’âge aidant (qui a dit grand âge🧐 ?) je dois chausser des lunettes pour voir de près, autant dire en permanence (riez mais un jour vous comprendrez..) . Donc ce matin pas de lunettes, impossible de lire les horaires du bus, de jouer sur le téléphone, de faire un sms, de consulter FB, de continuer mon bouquin spécial transport (oui j’en ai un autre sur ma table de chevet que je réserve au confort de mon lit) bref je n’ai plus qu’à attendre… 😕

Mais se serait mal me connaître, j’observe mes contemporains, j’admire le paysage (oui même en banlieue au petit matin on peut admirer le paysage !!), le RER n’étant pas souterrain sur ce tronçon.

J’assiste au levé du soleil sur les toits endormis, nimbés de leur brume de nuit qui devient poudre d’or. Musique choisie dans les oreilles, l’instant devient magique. Les traînées des avions se tintent de corail sur le bleu du ciel sans nuage.

Je rejoins le bureau comme portée par toutes ces beautés. Il fait frais. Le bassin de l’esplanade affiche ces eaux calmes, les tours de la défense se reflètent paresseusement dedans, quelques travailleurs matinaux profitent de la quiétude de l’endroit, magique vous dis-je !!!

 

Je regarde comme chaque matin la magnifique perspective sur l’Arc de Triomphe nimbés lui aussi de cette poussière d’or qui rehausse sa beauté et son élégance. J’adoooore Paris !!!

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Cherbourg, ses parapluies mais pas que…

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Je vous ai manqué ?? Oui je sais j’ai été très absente mais entre mon CDD, mon activité de VDI en lingerie (je vous en parlerais un autre jour), la maison, les amies, la famille, bref toutes ces choses qui nous occupent, je suis un peu occupée !!

L’entreprise où je travaille a fermé ces portes pour le pont du 15 août et en CDD point de congés !! J’ai donc profité de l’opportunité qui m’était donnée pour partir avec MariChéri en escapade.

Direction Cherbourg. Nous logeons à l’Hôtel du Louvre. Charmant hôtel, calme et fort propre. Son personnel nous accueille 24 H/24 avec gentillesse et bienveillance.

Nous arrivons le mardi soir tard et après un petit dîner, nous rejoignons l’hôtel. Nous sommes assez désappointés par la rue aux abords de l’hôtel, elle contient pas moins de 4 kebbabs !!! A croire que les cherbourgeois ne mangent que ça !

Le mercredi matin, nous faisons une balade dans la ville, passage à l’office du tourisme pour savoir ce que nous pourrions faire. La région est riche de découvertes. Les plages du Débarquement, la Manufacture, les marchés, les cimetières militaires…mais nous n’avons que 3 jours alors il va falloir choisir.

Nous décidons d’aller à Utah Beach. Sur le chemin nous croisons un panneau indiquant « la batterie de Crisbecq », nous allons jeter un œil. Nous visitons un ensemble de blochauss remis au jour après une longue période de sommeil. Nous comprenons comment est organisée une troupe et son campement. Nous passons de l’infirmerie au bureau du chef, de l’armurerie au garde-manger mais aussi sur différentes plate-formes qui accueillaient les différentes armes. Certaines envoyaient des munitions énormes et sur des distances impressionnantes.

Dans cet environnement armé et très minéral, la vie à repris son cours et les hirondelles nichent jusque sur les gonds des anciennes portes blindées. Elles s’immobilisent lorsque les visiteurs passent et reprennent leurs conversations tout de suite après !!

Malheureusement, nous devons interrompre notre visite car MariChéri à un rendez-vous médical, il a oublié son traitement ! C’est à regret que nous devons laissé notre visite. Direction Cherbourg et SOS Médecin, puis la pharmacie.

Il n’est que 18h après tout ça. Il fait un temps magnifique et nous décidons d’aller jusqu’à la pointe de la Hague. MariChéri veut absolument voir l’usine. Nous arrivons à Goury, le dernier village avant la Manche. C’est tout petit mais un bâtiment octogonale au toit très pointu attire notre attention. Il s’agit du hangar de remise du bateau des secours. Avec deux rampes, une pour marée haute et une pour marée basse. Aux murs sont accrochés les tableaux des sauvetages effectués depuis plusieurs années. Une petite boutique vend quelques souvenirs au profit des sauveteurs. On est au bout du monde !

Nous faisons le tour par le littoral, il fait encore chaud et beau. Nous rentrons à Cherbourg par la route des Caps. Nous traversons des villages ravissants où les maisons sont toutes proprettes. Il y règne une atmosphère sereine. Les maisons profitent des derniers rayons de soleil, poudrées d’or. Les buissons d’hortensias se balancent doucement sous les embruns. Nous passons d’un village de carte postale à l’ombre des haies sur ces petites routes qui serpentent et on est bien !

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Arrivés à Cherbourg, nous garons la voiture à l’hôtel et partons à pieds. MariChéri veut manger une moule frites, soit !! voilà une première journée bien remplie.

Le jeudi, nous faisons le marché. Sac, pantalons, fleurs, fruits, nous faisons quelques courses. Le temps est plus gris aujourd’hui mais qu’importe, nous allons déjeuner avec Nelly et ça c’est top !! 10 ans que nous ne l’avons pas vu mais elle n’a pas changé. Alerte et pleine de vie à plus de 90 ans, c’est un bonheur de la voir.

Sur le chemin du retour nous passons par Sortosville pour acheter des biscuits. Nous découvrons une boutique extraordinaire, pleine de monde et de merveilles. Le décor fait pensé à Main Street de chez Disney. Et à l’intérieur, il y a des montagnes de madeleines, des piles de boîtes de gâteaux, des paniers de sachets de thé, des étagères de boîtes de sardines, soupes, épices, confitures…J’achète à tour de bras, des madeleines, du thé, des pâtes de fruit, des meringues et encore je me retiens !!

Nous rentrons à Cherbourg où un marché artisanal se tient sur le quai. Nous mangeons d’une moule frite, délicieuse.

Le lendemain nous refaisons nos valises, le retour est prévu pour le soir même. Nous commençons par la visite de la Manufacture, passage obligé ! Le lieu, une ancienne banque, est magnifique. Nous observons le travail des ouvrières à travers une vitre et nous y passons longtemps, tellement c’est captivant et intéressant. Nous n’achetons rien, les produits sont haut de gamme et les prix prohibitifs, le moindre parapluie coûte au minimum 125 €, gloups !!

La visite dure moins d’une heure donc pour occuper notre journée, nous allons à Utah Beach. Nous profitons du temps pour marcher sur la plage et admirer les différents monuments, hommage aux soldats morts et vainqueurs du débarquement. C’est difficile, sous le soleil normand et avec les cris des enfants jouant alentour, que ces plages ont été le théâtre d’une bataille terrible.

Puis nous visitons, 3h durant, le musée. Très intéressant et riche de documents, d’objets, de véhicules.

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Au bout de 3h, notre cerveau sature et nous décidons de sortir pour aller déjeuner. Même le restaurant est à voir. Il s’agit de l’ancien QG des transmissions des Alliés. Le décor est spectaculaire, fait de trompe-l’oeil, des mannequins GI et Pin Up, les murs, les tables, le zinc sont couverts de signatures d’anciens combattants, cela donne un cachet fou à l’endroit !! Nous terminons notre balade par Sainte-Mère-l’Eglise où son parachutiste se balance sur le clocher comme il se doit, alors que les vitraux rendent eux aussi hommage au courageux soldats.

Voilà une escapade avec un goût de reviens-y. Et nous reviendrons, c’est sur.

NUIT DES MUSÉES 2018

Vous connaissez tous le principe ? Vous déambuler dans un musée de votre choix alors que le jour décline…

Depuis fort longtemps, je voulais aller au Louvres pour la nuit des musées car je rêvais de déambuler dans cet ancien palais royal de nuit.

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Accompagnée de MariChéri, de deux amies et du frère de l’une d’elles, nous filons vers la pyramide du Louvres, lieu de ralliement. La soirée se présente bien, la circulation est fluide et nous n’avons pas trop attendue pour accéder au musée. A nous les splendeurs archéologiques !!

Seul le niveau 0 est accessible, mais cela nous convient.

Nous commençons notre visite par l’aile Richelieu et la cour Marly, où les célèbres chevaux de Marly et tout le statuaire de parc de Marly sont exposés. Certes, certaines sont très abîmées par le temps mais elles restent belles. Ils sont tous là, Pégase, Diane, l’allégorie de la Seine et celle de l’Oise, des animaux …toutes sont belles et sous cette verrière resplendissent par la blancheur de leur pierre.

Le climat est tellement agréable qu’une liseuse profite de l’instant…

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Nous passons ensuite dans une autre cour. Ces cours sont tellement hautes de plafonds qu’un square arboré y a été reproduit !! Dans cette salle les sculptures et bas reliefs sont en bronze. On peut y admiré un pied de Louis XIV, un groupe de guerrier avec bouclier et casques de taille impressionnante. Les médaillons sont riches de détails et nous passons un grand moment à les détailler. Je gravis les escaliers pour passer dans la partie haute de la salle et, appuyée au parapet, je m’imprègne de l’atmosphère feutrée qui s’installe au rythme de la nuit qui tombe.

Il fait très chaud, nous cheminons et sommes agréablement surpris de croiser de nombreux jeunes gens, de tous âges. Qui a dit que les musées étaient ringards et réservés aux quinquas ???

Nous passons ensuite dans les salles réservées à l’art mésopotamien, nous y sommes moins sensibles. Pour autant, les sculptures sont colossales et forcent le respect !! Les couleurs sont très belles mais l’éclairage n’est pas à la hauteur, dommage !

A l’extérieur, le ciel se pare de douces couleurs pastel. Le temps ensoleillé de la journée nous permet d’admirer les teintes douces du crépuscule

Nous poursuivons notre errance, nous croisons des taureaux monumentaux, des nymphes aux délicates coiffures, des hommes aux lèvres ourlées. Des sculptures de toutes tailles mais avec force détails dans le coiffures ou les vêtements. Je suis en admiration devant ce métal figurant l’étoffe, comment le métal rigide peut-il figurer la souplesse du tissu ? Il semblerait que le métal épouse les reliefs du socle comme si le bronze ou l’argent n’était en fait que soie et cachemire. J’adoooore !!!

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Nous descendons des escaliers, traversons des couloirs, remontons d’autres escaliers pour enfin arriver au département égyptologie. Nous pouvons admirer, sagement alignés derrière de hautes vitrines, de magnifiques sarcophages richement ornés. Certains sarcophage en granit ont des proportions gigantesques, ils sont entièrement gravés intérieurement et extérieurement. D’autres sont en bois, peints à l’intérieur mais aussi à l’extérieur, certains sont même ouvragés comme une dentelle. Nous pouvons aussi admirer des amulettes et tous les objets mortuaires exécutés en matériaux précieux. La momie, entourée de ces bandelettes et parée de ces bijoux de cérémonie, remporte un grand succès auprès des grands comme des petits. Même si je l’ai vu plusieurs fois, je reste admirative du travail et de l’état de conservation de cette dernière.

Puis dans la salle du dessous, nous nous confrontons à la statuaire égyptienne. Les divinités sont présentent en pierre, mais dans des proportions immenses. Nous nous sentons tout petit devant ces pièces et leur caractère éternel.

Nous terminons notre promenade en passant par le Louvres médiéval. 800 ans d’histoire en deux heures, quelle claque !!!

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Nous ressortons fatigués mais ravis de notre balade, la nuit est tombée sur Paris…

6 février 2018

Bonjour à tous, oui je sais cela fait bien longtemps que je ne vous ai donné des nouvelles. Mais mon nouveau job (dont je vous reparlerais plus longuement ultérieurement) me prend beaucoup de temps. Je courre d’une hôtesse à l’autre et d’atelier en atelier entre deux réunions !!

Hier notamment, le 6 février, j’avais une réunion au Chesnay. Une alerte à la neige avait été donnée mais ma réunion se terminant vers 16h, j’avais largement le temps de rentrer me disais-je !!! Quelle rêveuse je fais !!!

Il neige depuis le matin sans discontinuer, la neige tient au sol et s’accumule lentement mais sûrement sur les voitures en stationnement et la végétation. Le paysage change, les angles saillants s’effacent, les trottoirs disparaissent, les rond-point changent de physionomie, c’est très beau.

Le côté obscur de la force c’est que les parisiens ne savent pas rouler sous les intempéries en général, de surcroît leurs voitures ne sont pas équipées pour les routes de montagnes !! Donc arriva ce qui devait arriver, la circulation se fige inexorablement et lentement.

Les pompiers remontent les rond-point en sens inverse, les automobilistes font demi-tour espérant sortir de cet imbroglio, mais que nenni, petit à petit les voitures sont absorbées par la neige et s’immobilisent.

Au bout de 3 heures de voiture et seulement 4 km , grrrr, je décide de garer la voiture. J’ai passé tous les coups de téléphone possibles, à ma mère, à mon mari, à mon fils, à mes collègues, à ma voisine à qui je propose de la ramener !!Mon magnifique X3 BMW est équipé pour ce type de météo mais quand ça roule pas, ça roule pas !!! Re-grrrrrr !

Une place de stationnement m’appelle, je décide de poser la voiture et de me replier dans le premier hôtel que je trouve. Justement il y a là un hôtel Ibis, je monte à la réception, fonce aux toilettes (3h c’est super long!!!!), puis m’enquière auprès du réceptionniste d’une chambre pour la nuit. Et là patatra, l’hôtel est complet et tous les hôtels alentours aussi !!!

Je vais donc me réfugier dans le centre commercial. Je décide de trouver de quoi manger mais je suis tellement angoissée à l’idée de passer la nuit seule dans ce centre commercial que je ne parviens pas à me décider et je suis incapable d’avaler quoi que se soit. Je renonce donc à manger !

La galerie marchande est pleine de gens qui prennent leur mal en patience, bloqués eux aussi par la neige. Je croise des couples de septuagénaires, des bandes de jeunes hommes, des binômes de jeunes filles, des petits couples d’amoureux et leur micro chien. Tout ce petit monde mange, surfe, téléphone, patiente….A l’extérieur, le silence s’est fait, plus rien ne bouge. C’est surprenant, lorsqu’il y a de la neige, les bruits sont comme absorbés, le silence se fait et on est comme enveloppé dans la ouate. C’est un peu irréel mais j’adore ça.

J’essaie de joindre à nouveau ma voisine, Corinne, qui me répond. Elle tente elle aussi de quitter le Chesnay, mais n’y parvient pas et revient au centre commercial, où elle travaille, avec son collègue. Je lui demande si nous pouvons nous retrouver afin de passer le temps ensemble.

Elle me propose de l’attendre un instant et part avec son collègue demander à son directeur si je peux venir dans le BHV alors que c’est fermé. Cet homme, qui ne me connais pas, accepte immédiatement de m’accueillir pour la nuit. J’accède à la salle de repos où une quarantaine de personnes est naufragée, mais à la différence d’avec moi, elles sont toutes salariées du BHV Parly2.

Mais on m’accueille sans plus de manière et on nous informe que les lits de démonstration du magasin et les matelas sont à notre disposition.

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Nous partons nous installer et préparer nos lits. J’appelle MariChéri afin de lui assurer que tout va bien et que je suis au chaud et en sécurité. Alors qu’au cours de ma conversation je lui annonce que je n’ai pas dîné, MaCorinne, se transforme en Joséphine ange gardien, fouille dans son sac et en ressort un jambon-beurre-fromage et des biscuits !!!

Je mange mon sandwich en déambulant dans les rayons déserts, je ne veux pas salir les draps ou le matelas. Et je réalise que je vis un rêve de gosse, dormir dans un magasin après sa fermeture. Les rayons sont vident, les clients absents, la lumière plus douce, la musique éteinte…Je savoure mon aventure avec un nouveau regard

Bon le côté négatif, si l’on veut, c’est qu’à 6h du matin les lumières reviennent subitement, le réveil est tonique et trop tôt !!!! Nous renfilons nos chaussures, plions les draps et nous rabattons vers la salle de repos.

Quelques personnes sont parties dans la nuit et nous sommes moins nombreux ce matin. Le personnel du Starbuck nous amène des thermos de café et nous passons au comptoir pour prendre un petit truc à manger, muffin aux myrtilles pour ma part.

Il est 7 heures du matin, que faire ? Rentrer ou attendre ? Nous décidons d’attendre la mi-journée, le salage est en cours et cela devrait aller de mieux en mieux. En attendant, nous allons travailler !! Je me joins à l’équipe, pas question d’attendre pendant 5h dans une salle de repos déserte, autant se rendre utile.

Nous passons 2h à enlever les étiquettes de remise sur le blanc, puis la signalétique. Le « blanc » est terminé. Une pause jus d’orange, puis nous rangeons les bacs dans lesquels sont proposés les produits soldés et qui sont dans un désordre indescriptible. Nous plions des torchons, empilons des mugs, alignons des maniques, empilons des assiettes, bref on joue à la marchande.

Je ne vois pas le temps passé et il est maintenant 12h. Nous décidons de tenter une sortie. Nous rallions la voiture à petits pas. Elle est maintenant sous une énorme épaisseur de neige, le quartier est calme, plus de voiture, peu de piétons et beaucoup de neige.

 

La route est praticable et vide de voiture, nous pouvons donc progresser lentement mais sûrement sans crainte. La route qui nous ramène sur la nationale remontant sur Roquencourt est un peu glissante car encore encombrée de neige fondue mais la nationale est propre et bien dégagée.

En vingt minutes, nous sommes chez nous, soulagées et heureuses de pouvoir nous doucher et comater dans le canapé.

Un grand merci à l’équipe du BHV pour son hospitalité et sa gentillesse. c’est avec ce genre de geste que je me réconcilie avec l’humanité. Merci au directeur et à la responsable des ressources humaines pour leur accueil, ils ont été mon phare dans cette nuit qui s’annonçait cauchemardesque et qui m’a permis de réaliser un rêve de gosse.

merci